POEME

LA FETE SANS FIN

Lorsque blanche colombe est enfin revenue,

Apportant, frétillante, un rameau d’olivier,

C’était fête dans l’arche, à la fin du déluge.

Les eaux dévastatrices laissaient place à la terre.

Déjà le gai printemps chantait dans les jardins

Et les portes de l’arche s’ouvraient sur l’avenir.

 

Quand s’embrume le ciel, quand nos cœurs sont en peine,

La colombe revient t’inviter à la fête :

Il fera beau demain, va le dire aux voisins.

Une seule brindille n’éveille par le feu.

La flamme est bien plus belle quand les bois sont croisés.

Il faut, pour une fête, d’abord se rassembler.

 

L’homme est en devenir, il est fait pour la fête !

Tous les désirs de vie, les projets de bonheur,

Et tous les choix d’aimer aboutiront enfin…

Après le long voyage, après le grand passage,

Oui, nos voix chanteront pour la fête sans fin !

Alors, commençons-là, aujourd’hui, sans attendre !

 

Feuilles d’automne / Marcel Perrier / Ed. L’edelweiss